Steven's profileSteven Seagal et la four...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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July 30 Immersion.Je n'ai jamais voulu être flic.
C'est mon parrain qui m'a forcé quand j'étais tout petit.
Moi, mon rêve de gosse, c'était d'ouvrir une boucherie chevaline entre Street Poker et la 11 ème, parce que c'était là qu'habitait ma prof de chant de l'époque, et surtout parce que j'étais amoureux d'elle.
Pour mon treizième anniversaire, mon parrain, que j'appelais "parrain" pour plus de commodités, m'offrit, m'offra ou m'offrut ( au choix, coche la bonne réponse ) une panoplie du parfait petit gendarme.
Une bricole qu'il avait du trouver au bazar du coin à un prix modique à tendance pas cher ... Mon père, qui était déjà pas mal attaqué par l'alcool à l'époque s'écria bruyamment entre deux rots de bière chaude : " Ah ben ça c'est une bonne idée parrain !!! L'autre je croyais que j'allais en faire une danseuse à toujours être dans les jupes de sa mère et fourré au cours de musique de cette trainée de Mme DePique !!!"
Il mourut sur le coup .
Une fléchette de plastique collée entre les deux yeux et un couteau de la même matière planté dans les omoplates.
Le légiste avoua à ma mère, un peu plus tard, que mon vieux était mort d'une crise cardiaque due à l'absorption trop poussive de toute sorte de boissons à base de substance alcoolisées.... Autrement dit, il venait de faire une overdose d'alcool frelaté, sa dernière cuite en somme.
Mais moi je savais que je l'avais tué, je ne l'ai jamais avoué à ma mère.
Je savais que c'était ma fléchette et mon poignard qui avaient eu raison de mon alcolo de père. Il n'aurait jamais du insulter Mme DePique....
Je n'ai jamais regretté cet "assassinat", j'y ai même pris un certain plaisir.
C'était décidé, je n'ouvrirais pas ma boucherie chevaline.
5 ans plus tard, j'intégrai l'école de police de Chicago pour devenir ce que je suis aujourd'hui : un flic respecté, aux méthodes peu académiques, j'en conviens, mais aux méthodes efficaces...
July 26 Horticulture .Hier matin, sur le coup des 20h30, juste avant la météo, le central m'appelle pour une mission de routine... Pas de chance, c'était mon seul jour de repos depuis bientôt 27 ans de carrière, et j'avais prévu de faire du shopping avec des copines ...
Meuh non, j'déconne !!! j'suis pas une fiotte moi !!! Nan, sans rire, j'avais prévu de me faire une épilation définitive du maillot au fromage suisse fondu ... Il parait que c'est une méthode d'épilation révolutionnaire et très efficace, qui aurait fait des preuves chez les manchots d'Afrique équatoriale.
Bref, j'allais partir quand le téléphone sonna. Pas moyen de le retrouver, quand soudain, après plusieurs jours de recherche, je remis la main dessus... Il était resté dans la quiche aux tomates cerises que j'avais oublié de faire cuire pour le mariage de ma soeur.
Je décrochai.
Au bout du fil, le boss, l'air un peu impatient ...
" Steven !!! Je sais que tu es en repos et que tu n'as pas eu de repos depuis bientôt 27 ans, et je sais également que tu vas tester cette nouvelle méthode d'épilation. Me demande pas comment je sais, je sais ... J'ai vu ton nom sous le mien quand j'ai pris mon rendez vous ... Mais c'est pas pour moi, c'est pour ma grand mère..."
" Quoi, j'ai pas de grand mère ? Mais si que j'ai une grand mère ! C'est la meuf à mon grand père... Bref, je ne t'appelai pas pour ça, c'est juste que j'ai une mission de routine à te confier, et comme tous les autres flics de la brigade sont à la fête de l'école de leurs enfants, il ne me reste plus que toi..."
Je n'ai pas su quoi lui répondre, je pense qu'un non catégorique ou un " va te faire foutre et fous moi la paix " aurait été de circonstance, mais j'étais tellement chiffoné par le départ de Kimberley depuis deux jours, qu'un vague " oui chef " fut tout ce qui sortit de mon gosier endolori par un mauvais passage de sandwich au thon... Saloperie de pain trop cuit !!!...
C'était effectivement une mission de routine... Ca aurait bien pu être une mission de comptine, ou alors une mission de copine, de rustine, de vaseline, de trampoline, etc ... mais non, c'était une mission de routine : il suffisait juste que je sauve le monde, rien que ça ...
Le chef m'avait expliqué plus ou moins vaguement en quoi elle consistait ( la mission ) : un groupe de dangereux terroristes détenaient la fille du maire de la ville. Ils l'avaient kidnappée au mariage de sa soeur ( décidément ...), le pire c'est qu'ils l'ont enlevée par pur hasard : c'était la seule fille mignonne de l'assemblée qui portait une robe avec une bretelle réparée par une épingle à nourrice, c'est quand même pas de bol ...
J'enfilai alors mon uniforme de police... Et bon sang, je me suis dis à ce moment qu'il fallait que je fasse un régime à base de saucisson à l'ail, il parait que ça fait fondre les calories, à défaut des filles ... J'attachai tant bien que mal mon pantalon de cuir ( oui, j'aime bien être sexy quand je suis en mission, mais attention, je ne suis pas une tarlouze hein ! C'est pas parce que j'ai un sac à main et que je me fais des masques au concombre que je suis efféminé...) et mes santiags à bout carré.
J'ai enfilé ma Harley, direction l'endroit inconnu où les bandits détenaient la jeune héritière, endroit inconnu dans une ville comme Chicago, la tâche s'annoçait difficile... Mais j'avais une bonne lessive.
Mon MP3 sur les oreilles, je filai vers l'inconnu, sauver une inconnue aux mains d'inconnus, tout en passant par LINCOln aveNUe... Je frisai le 69 Km/h quand un zébu traversa devant moi, et pourtant z'avait pas bu ...
Rien à voir, je sais, mais un zébu au centre ville, ça frise pas les moustaches ?
Après 4 heures de recherches, je fus obligé de m'arrêter dans une station service pour faire pipi.
Chose faite plutôt proprement ( Kimberley m'a toujours reproché mon problème de visée ...), puis lavage de main... C'est important, sinon ça pourri les gants et ça devient vite intenable ...
Je lançai une pièce à la dame pipi qui s'était assoupie.
Ce n'est que quelques minutes plus tard, alors que j'étais en panne le long de Dire Street, que je m'aperçus que j'avais oublié de faire le plein de la moto à la station... Quelle tête de bigotte !
Les recherches et cette mission de routine s'avéraient plus difficiles que prévu....
Je tendai alors le pouce droit pour faire du stop, peut-être trouverais-je une âme charitable pour me conduire à la prochaine aire de service ... Mais chose peu évidente quand on a mon allure, je dois faire peur aux gens, à moins que mon gant ne sente vraiment trop l'urine ...
Après 6 jours d'attente interminable, une camionnette de dépannage s'arrêta et me proposa son aide ( pas la camionnette, le mec qui la conduisait , celà va de soi ...), aide que j'acceptai, peut-être parce que j'étais affamé et assoiféet surtout fatigué ... Le mécano chargea la moto sur la plate-formr de son camion, et après deux minutes de route, nous arrivâmes au garage.... J'aurais peut-être du y aller à pieds ...
A mon arrivée dans la station, une ambiance particulière me frappa.
Un téléphone à cadran.
Une table en formica.
Des chaises enveloppantes oranges en plastique dur.
Un portrait d'Elvis en canevas.
Une télé sans télécommande.
Je venais de réaliser que j'avais fait un bond dans les années 70, ce garage avait oublié de vieillir.
C'est un refrain surraigu des Bee Gees qui me sortit de ma torpeur, il ne fallait pas que j'oublie ma mission principale, sauver la fille du maire, car sa mère, qui avait un rôle de figurant dans "Les dents de la mer ", serait amère si je ne lui ramenais pas sa progéniture vivante.
Un bruit dans la remise attira mon attention.
Un gémissement.
Une voix étouffée.
Cette odeur de merguez.
Putain que j'ai faim.
Je lutte pour garder les idées claires.
Dessine moi un moufflon.
Je déraille, je vais m'évanouir.
" AU SECOURS !!!!! "
La voix d'une jeune fille.
Cette putain de bordel de merde d'odeur de merguez !
Il me fallait choisir : porter secours à cette fille qui était peut-être celle que je recherchais ou bien me jeter sur le barbecue devant la porte d'entrée.
Choix cornélien.
Choix racinien.
Choix moliérien.
Choix sheakspearien.
En choix, j'étais un vrai poisson ....
Le mécano me regardait bizarrement, d'un oeil bizarre. Il se doutait que je me doutais qu'il se doutait que je me doutais qu'il se doutait que je me doutais que quelque chose de bizarre se tramait ici, et ce qu'il se tramait ici se nommait désir...
Ce qui reste de mon cerveau ne fit qu'un tour, car s'il en avait fait deux, il se serait retrouvé à la même place .
Je me jetai sur le mécano, lui mordit le lobe de l'oreille en lui mettant mon pouce sous le menton.
Il hurlait de douleur.
C'est le moment que je choisis pour me diriger d'un pas alerte et léger dans la pièce de derrière...
L'horreur se mêlait à l'odeur.
Cette vision était insoutenable.
Comment un humain était-il capable de laisser faire une chose pareille ?
En 27 ans de métier, je n'avais encore jamais vu ça, jamais ...
On ne nous avait pas appris à réagir devant de telles situations à l'école de police.
J'étais arrivé trop tard, bien trop tard, la faute à cette panne d'essence...
Comment pourrai_je retrouver le sommeil après ceci ?
Je détournai les yeux, détachai la victime ( qui était bien la fille du maire, elle portait un T-shirt avec l'inscription " je suis la fille du maire " ) et m'enfuis pour fuir ce qui hanterait mes nuits jusqu'à la fin de mes jours...
Comment quelqu'un d'humain pouvait-il laisser pourir une si belle côte de boeuf sur une table de cuisine ? Pourquoi étais-je obligé de m'imposer cette vision ?
La victime était sauve.
La victime était saine.
Elle était les deux à la fois.
Je rentrai en héros au poste, la jeune fille dans mes bras.
" Steven, t'es vraiment un crack !"
" Steven, tu es l'image de la police de Chicago !"
" Steven, t'as pas un jeton pour un café ?"
Mais plus rien ne serait comme avant désormais.
Putain que j'avais faim ...
July 21 Gorgonzola.En ce moment, je suis en congé.
Le mal et les méchants peuvent bien attendre, et de toute façon, tout est très calme en ce moment. C'est peut-être du à la chaleur, les bandits de moyens chemins ont chaud, comme tout le monde ...
Et moi, j'ai la tête ailleurs ...
On dit de moi que je suis un dur, que je suis sans coeur, que le mal est ma seconde nature, que je vendrais ma mère pour un indice me permettant de coincer un malfrat, que je vendrais mon père pour un cône glacé à la vanille et aux pépites de chocolat... Mais derrière ce masque que je me suis forgé au fil des années, se cache un homme.
Un homme avec un coeur, un homme avec un carreau et pis aussi un homme avec un pique et un trèfle.
J'ai rencontré, lors d'une récente enquête de routine, une jeune fille formidable...
Oui, je sais, je vous entends déjà : " Oh ben Steven !!! tu n'es pas déjà marié à Kimberley ?"
Et là, je vous réponds : " Mêlez vous donc de ce qui vous regarde ... "
J'étais à la poursuite d'un malfrat déguisé en clown, un bandit recherché par toutes les polices du monde pour vol de cahiers de coloriage dans les bibliothèques municipales ... Il avait déjà été arrêté il y a dix ans pour copie illégale de cassettes des Forbans, mais s'était échappé de la prison de haute sécurité dans laquelle il avait été enfermé en se faisant passer pour un matelas le jour du lavage de ces derniers ... Me demandez pas comment il a fait, je n'en sais strictement rien ...
Bref, j'étais donc à la poursuite de Jim Nastik, quand au détour d'une baraque à frites, je suis tombé nez à pied avec une créature d'une beauté magnifique ...
Le choc fut d'une rare violence, une telle violence que la belle m'explosa l'arcade sourcilière droite, heureusement, je ne m'en servais plus depuis quelques temps déjà ...
La conséquence de cette rencontre ? La fuite de Jim, qui put continuer sa ballade tranquillement.
Je perdis connaissance sur le coup. Oh, pas longtemps ! Juste un p'tit coma de 17 jours... Vous pensez bien que le poursuivi échappa au poursuivant que j'étais, mais je n'avais pas perdu espoir, j'appelai immédiatement à mon réveil le commissariat le plus proche pour leur demander de boucler le périmètre de 17 jours d'avion autour de l'endroit où je l'avais laissé échapper... Je pense que quelques minutes de recherche auraient du suffir ... Mais pensez-vous !!! Il n'y a pas que des gens compétents dans la police de Chicago ...
Mais je m'éloigne du sujet qui hante mon esprit depuis cet instant : elle ...
Je m'aperçois aujourd'hui que je ne connais même pas son prénom, notre rencontre fut brève mais d'une intensité intense au niveau de l'intention.
A mon réveil, et avant d'appeler le commissariat, j'ai vécu un instant merveilleux.
Mes yeux se sont ouverts sur elle.
Elle était là.
Elle me veillait depuis notre choc.
Elle s'inquiétait pour moi.
Mon esprit était encore embrumé par l'accident, mais un halo de lumière entourait cette magnifique jeune femme. Elle me parlait, je ne comprenais pas tout, mais je buvais ces paroles comme si je buvais un bon vin rouge accompagnant un cuissot de sanglier aux morilles ...
Quelques bribes de conversation me reviennent désormais à l'esprit : elle possédait la fameuse peluche Kiki, même si son rêve le plus fou était de posséder le fameux mini-Kiki que toutes ses copines possédaient. ( trois fois le verbe posséder dans la même phrase, serais-je possédé ? ).
Je me souviens également que malgré cette beauté aussi pure, elle avait un gros handicap physique, en effet elle avait deux pieds de couleur blanc bidet ... Mais ça, je ne l'ai pas vu tout de suite ... Elle m'a également raconté être fan de zouk love... Me demandez pas à quoi ça ressemble, je n'écoute pas de musique, il suffit d'écouter mon dernier disque pour s'en apercevoir ... Elle m'a également avoué être à deux heures de train de chez moi. C'est également une fan du dessin animé Pac Man ( elle connait le générique par coeur ... ), mais le pire, et ce qui m'a le plus marqué, c'est qu'elle a des poils de fesses qui lui poussent dans la bouche ... C'est quand même particulier, vous en conviendrez ...
Mais malgré ceci, je fut subjugué par son charme. Sur le coup, j'ai même oublié que Kimberley partageait ma vie, j'ai même souhaité que Kimberley n'aie jamais partagé ma vie.
C'est à ce moment que le boulot reprit le dessus, il fallait que j'appelle le commissariat le plus proche, avec les conséquences que vous connaissez maintenant . Et quand j'ai reposé le combiné nordique du téléphone, elle n'était plus là.
Il ne me restait maintenant que le souvenir de son visage d'ange, de sa voix douce et sensuelle, de son sourire à déterrer un mort vivant, de ce poil frisé sur sa joue ...
Bon, c'est pas le tout de rigoler, y'a des vilains méchants qui courent encore les rues, et si je n'y vais pas, y'a personne qui va faire le boulot à ma place ...
July 16 Funiculaire.J'entends, de ci de là, des tas de gens qui pensent que mes aventures sont trop longues... C'est pourquoi la plupart ne les lisent pas jusqu'au bout.
C'est pourquoi aujourd'hui, je ferai court.
July 14 Epistolaire.Aujourd'hui, j'ai la patate, car chez nous, les états uniens, le 14 juillet est le jour de la fête du brocoli cuit à la vapeur, et j'adore le brocoli cuit à la vapeur, mais je préfère quand même les patissons cuit dans l'huile de vidange, c'est moins fade, mais moins digeste également, enfin, j'vous dis ça moi, p'têt que vous vous en fichez ...
C'est vrai que nous ne sommes pas là pour parler cuisine, mais pour vous narrer mes aventures ...
Seul sur le sable, les yeux dans l'eau, mon rêve était trop beau .
Je vais vous parler d'un 14 juillet, mon premier 14 juillet en tant que flic, pas en temps que super flic, j'en étais à mes débuts dans le métier à tisser, je me faisais lers dents comme le disait souvent un mec qui n'était pas mon ami, mon dentiste...
L'été qui s'achève, tu partiras, à cent milles lieues de moi. Et comment t'aimer si tu t'en vas, dans ton pays loin là bas ?
Excusez moi, j'éteinds le poste, ça me distrait, et j'écris n'importe quoi ...
Oui, donc on parlait de quoi ? Du brocoli, alors moi, je les préfère ... non, non, on parlait du 14 Juillet.
J'étais affecté à la surveillance du marchand de hot dogs, c'est dire si on me faisait déjà confiance à l'époque ... Mes collègues ont riz, même le p'tit nouveau chinois... Je me suis fait chambrer : " Alors Seagal, tu bosses à la SPA maintenant ? Tu vas surveiller les chiens chauds ? " ou encore " Hey Seagal ! Tu sais quel bruit elle fait la fourmi ? Elle crohonde, parce que la fourmi crohonde ... " Je sais , ça n'a aucun rapport, avec l'histoire, mais le flic qui fit cette remarque n'a également aucun rapport avec cette histoire, puisque je l'ai tué sur le coup en sortant du commissariat. J'ai une sainte horreur des fourmis, faut pas rigoler avec ça, ça m'a mis hors de moi, alors j'ai perdu mon sang froid, heureusement que j'en ai toujours une bouteille au congel ... Et pis faut pas trop me chauffer moi, j'suis pas un tendre...
Direction les feux d'artifices... Ce que le commissaire avait oublié de nous dire, c'est que nous devions être présent de manière incognito, à tendance un peu cachée pour pas dire qu'on ne devait pas savoir qu'on était des flics ... Ce qu'on ne m'avait pas dit, c'est que je serais déguisé en hot dog et que je devais attirer les gens vers le stand...
Au début, j'ai cru que ce poste était bidon, autant que mon déguisement, mais j'appris par la suite que le mec que nous recherchions ( oui, parce qu'en fait on recherchait quelqu'un, on n'était pas seulement là pour faire la surveillance ...) ne se nourrissait que de hot dogs, et donc qu'il passerait forcément par mon stand... Nous recherchions Bob Ricard, dit le hot dog ( je me suis promis de placer hot dog plus de dix fois dans le texte, j'suis dans les temps ...). Ce mec était responsable de plus de dix braquages de boucheries chevalines dans l'Est du pays et il était recherché depuis plus de 30 ans, on ne savait d'ailleurs même pas si il était toujours en vie ...
Le temps passait.
J'avais chaud sous mon costume de hot dog ( et de 6 !), presqu'aussi chaud que dans une pièce où il fait très chaud !
Le temps passait. Je le regardais passer. Je l'écoutais passer. Je l'entendais même passer . Ma mission était de divertir les enfants et je devais chanter toutes sortes de chansons toutes plus débiles les unes que les autres : " Mangez mon hot dog, vous verrez Montmartre !" , ou encore " Ne mettez pas votre chien au micro onde, achetez votre hot dog chez Crazy Frog le roi du hot dog ! " Mine de rien, j'en suis à 9 hot dogs, et avec celui là, ça fait 10, mission accomplie !!!
Il était tard, j'étais mou. J'étais mou tard ...
Il faisait chaud sous le costume, mon maillot était trempé, j'étais fatigué.J'avais un maillot naze ...
J'ai pas trouvé de vanne avec ketchup, si vous en avez une, n'hésitez pas à me la confier... de canard ... Ok, je sors ...
J'allais quitter mon poste quand je reçus un message par épervier voyageur ( les pigeons n'étaient plus assez fiables à l'époque ...) qui me disait : "Seagal ! Ne quitte pas ton poste... Bob Ricard passe souvent chez le marchand de hot dogs très tard, quand les gens commencent à rentrer chez eux, il adore les saucisses un peu trop cuites qui baignent dans leur jus de saucisses trop cuites ..." Oui, comme moi, j'imagine, vous pensez que ce message est beaucoup trop long, alors qu'un simple : " Bouge pas Seagal, si tu bouges le p'tit doigt, on tue tes enfants et ta femme ... Euh, ta femme, on va peut être en profiter un peu avant de brûler ton chien ..." , j'aurais compris de suite, quoique à la limite je m'en fichais, j'avais pas de chien ...
En effet, le chef avait raison, Bob arrivait.
Je le reconnus tout de suite, il marchait les mains dans les poches, attitude typique de tous les gars qui cherchent un billet pour s'acheter un hot dog ( ça défile les hot dogs, je suis en train d'établir un record ! ). Avant qu'il ne puisse faire quoique ce soit, je lui sautai dessus, malgré l'inconfort engendré par mon costume de plusieurs dizaines de kilogrammes. La bataille fut intense, elle dura plusieurs centièmes de secondes, court pour le commun des mortels, une éternité pour Bob qui décéda sur le coup, sans même pouvoir se défendre.
Bavure ou exploit ?
Je ne savais plus quoi penser, alors je fis comme la plupart des flics, je décidai qu'à ce jour, j'arrêterais de penser.
L'autopsie révèla que Bob ( qui n'était pas Bob, au passage, mais Papy Brossard, un trafiquant de gâteaux dans la savane ...) avait le coeur comme une éponge, et que de toute façon, il ne lui restait pas plus de 30 ans à vivre... Qu'est ce que c'est que 30 ans, quand on en a déjà 77 ?
Nous n'avions pas eu Bob, mais un de ses disciples, c'est ce qui sauva ma place ce jour là ... Mais depuis, je ne vais plus chez le dentiste dans la savane après avoir manger du brocoli de Montmartre à l'arrière d'une boucherie chevaline déguisé en hot dog... Oh non, on ne m'y reprendra plus, sauf s'il le faut vraiment , mais bon si on peut éviter ...
Allez, ces aventures me fatiguent, et demain il faut que je me lève tôt, j'emmène Brian à son cours de tir à balle réelle sur des joueurs de foot italiens ... Bonne nuit .
July 11 Déonthologie.Mon dernier billet n'était pas de toute gaieté, je vous le concède, mais était indispensable pour comprendre la suite des aventures, et le pourquoi de mon acharnement à faire disparaitre les méchants de la surface de la terre. Parce que les méchants, à la mongue, ils sont pas très gentils ...
Bref, revenons un peu dans une humeur un peu plus badine, aujourd'hui, je vais vous raconter comment m'est venue la vocation de policier, car au début du commencement, je voulais devenir osteopathe- charcutier ...
A 10 ans, j'obtins mon Bac ( Brevet Artistique et Culinaire ) avec la recette de boudin et cuisses de grenouilles confites et sa purée de brocolis aux pastèques ... Je crois que les examinateurs m'ont offert le diplôme pour que je ne revienne pas l'année suivante, car ils m'avaient déjà recalé l'année auparavant avec mon ragoût de lézard fumé au bois de cerf et ses petites framboises au bleu d'Auvergne ... Allez comprendre pourquoi, la nouvelle cuisine a vraiment du mal à percer de nos jours ...
Puis ce fût le déclic !
Alors que je me rendais à mon cours de gymnastique rythmique et sportive, en passant par la 56 ème entre Quality Street et Street Fighter, je fus accosté par un individu louche... En effet, il sentait la soupe.
Il me tint à peu près ce langage : "Que tu es beau, que tu me sembles tendre dans ce petit juste-au-corps pourpre... Tu veux monter dans mon automobile, je te ferai découvrir Montmartre..."
C'est là où j'ai compris la louchitude du gonze, je savais très bien que Montmartre ne se trouvait pas à Chicago, mais à Dakar, en Afrique du Sud... On me la fait pas à moi ...
Ca n'a rien à voir avec la suite de l'histoire, mais j'avais vraiment besoin de vous en parler, je n'en ai encore jamais parlé à personne, sauf à Michel Drucker, lors d'une interview qui ne m'était pas consacrée au Festival de Cannes .
Ce n'est que quelques années plus tard que je compris que je ne serai jamais menuisier-chauffagiste, car j'avais une sainte horreur des serpents de mer.
Mes parents, que je ne connaissais pas, étaient toujours en train de me rabâcher la même chose : "Steven ! à taaaaaaaaaaaaaaaable !" ou alors : "Steven ! c'est toi qu'a laissé des traces au fond des toilettes ?" ou encore : "Steven !!! Non rien ..."
Un matin de décembre, alors qu'il faisait 26 °, je décidai alors de prendre mes clics et mes clacs, de mettre un pansement sur mes cloques, pris mes clefs et mis les voiles, bien que la navigation ne fut pas mon fort, hein Nelson ? ( Nelson est mon perroquet, et commente tous les matchs de curling qui ne passent pas à la télé...)
Je n'ai jamais revu mes parents à ce jour, je sais que ma mère vit encore et que mon père était un homme, mais pas plus... Je partirai peut-être un jour à leur recherche, quand j'aurai deux minutes après l'apéro.
Bref, nous nous éloignons du sujet-verbe-complément.
Je partis alors un soir de juillet de chez moi, je me rappelle qu'il faisait un froid de pingouin. Je dormais sous des ponts en fermant les yeux, et quand je me réveillais, je les ouvrais. Une vie de nomade en quelque sorte.
Je vivais de petits boulots divers et variés pour pouvoir m'acheter des albums d'Otis Redding et d'Aretha Franklin, malgré l'absence de lecteurs de CD en ma possession.... C'était bien beau tout ça, mais j'avais faim, alors j'ai revendu les 259 albums que j'avais en ma possession contre un sandwich au jambon d'Auvergne au beurre de cacahuète. Ce n'est que la semaine dernière que je m'aperçus de l'inégalité du troc ...
Je faisais donc de petits boulots plus ou moins honorants quand ils n'étaient pas totalement déshonorants.
J'ai été soudeur de capsules de canettes de Fanta Citron, nettoyeur de coins de vitres ( le centre était confié à une société spécialisée ), toiletteur pour hamsters, serveur dans un self service (les journées étaient très longues ...), vendeur de papier toilette à la sauvette, gardien d'immeubles désaffectés et plâtrier-avocat ( ce job consistait à........ en fait, je n'ai jamais bien compris en quoi ce job consistait ...Si tous ces métiers ne m'ont pas affaibli, ils m'ont rendu plus fort.
C'est alors qu'une révélation se révéla à moi de façon révélative. Je voulais intégrer la police de Chicago. Le cheminement était simple dans ma tête ! Je n'aimais pas les sushis, j'étais allergiques aux poils de dromadaire, l'alcool me rendait amoureux ( même d'un dromadaire une fois, je n'en suis pas très fier ...), la politique m'ennuyait au point de m'ennuyer, je n'avais pas d'appareil photo numérique et je ne savais pas faire de bulles avec d'autres chewing gum que les Malabar, je serai donc flic...
Je suis allé dans la première boucherie chevaline ( oui, je sais, je fais une fixation ...) et j'ai déposé mon CV. Je reçus le premier coup de fil environ 17 secondes après ! C'était le boucher qui m'annoçait que j'avais oublié une chaussure dans sa boutique ... Fausse joie, surtout que je n'avais pas de téléphone ... Je me suis rendu dans le commissariat le plus proche, j'ai fait rigoler la femme de ménage ( qui couchait avec le commissaire ) et 21 jours après, j'intégrai l'école de police du Michigan afin de devenir policier-en-devenir-mais-d'abord-faudra-faire-tes-preuves, un poste qui avait été créé pour moi spécialement !!!!
Et depuis, je sers la patrie, mon pays, l'opprimé, la veuve et l'orphelin et le café du commissaire accessoirement ...
July 07 Cornélien.Après ces brèves mais longues introductions concernant ma vie personnelle à moi que j'ai, et qui surtout m'appartient, je vais vous faire partager ma vie de super flic qui gagne toujours à la fin, même si on croit tout le long de l'aventure qu'il ne va pas s'en sortir, mais en fait si, il s'en sort, car c'est un super flic, et que les productions américaines sont un peu frileuses pour faire gagner les méchants à la fin, ce qui est bien dommage, ça nous changerait un p'tit peu ...
Après cette phrase longue et incompréhensible, je m'en vais vous conter un épisode noir de ma vie, ce jour où j'étais en mission de routine avec Henry, ce jour où il a perdu la vie... Vie qui n'a jamais été retrouvée depuis ...
Je me rappelle, c'était un 30 février à minuit et demi.
Il faisait jour comme dans une bouteille de jus de pamplemousse de Floride.
Nous étions en mission de routine avec Henry, une simple planque comme les flics en font souvent. Nous devions surveiller les allers et venues d'un journaliste bidon dont le nom m'échappe, mais je crois que ça devait donner quelque chose comme Clark Kent ou un truc comme ça ... Il était soupçonné par toute la ville d'avoir renversé une carafe de vin rouge sur une serveuse au Plazza Motel, sans lui avoir payé la note du dressing... Et Henry et moi, on était là à attendre que ce monsieur Kent veuille bien refaire une erreur afin de le coffrer. Y'a vraiment des moments où je me pose des questions sur la réelle utilité de notre boulot, mais c'est la capitaine qui décide, pas nous, pauvres inspecteurs ...
Celà faisait bientôt 3 jours que nous n'avions pas quitté l'entrée de l'appartement de Kent et il n'en était toujours pas sorti. Nous avions bien vu plusieurs fois un mec en collant bleu et avec une cape rouge entrer et sortir, mais pas de trace de Kent ... Au passage, faut vraiment pas avoir de goût pour s'habiller ainsi ...
Le plus dur dans cette planque prolongée, c'était l'odeur...
3 jours sans bouger de la voiture, le chauffage à fond et pas une paire de chaussette de rechange, ça devient vite très difficile à vivre, surtout qu'Henry avait de gros problèmes de sudation, en été comme en hiver...
Nous allions décider de quitter cette planque foireuse avec Henry, quand un bruit nous interpella. Oui, il faut que vous sachiez que " un bruit " est le standardiste du poste de police le plus proche ( enfin ça dépend où on se trouve, car si on est au fin fond du Nicaragua, ce n'est effectivement pas le plus proche ...).
Un bruit nous appela à la radio, l'air paniqué ( le pauvre, avec la face de rongeur qu'il trimballe, c'est clair qu'il est pas niqué ... L'auteur décline toute responsabilité sur cette vanne minable et coupable de délit de sale gueule ... ) en nous disant de nous rendre au plus vite sur la 29 ème entre Main Street et Pied Street, aux alentours de Ventre Street, et ceci le plus rapidement possible et munis de nos armes, car là bas, ça sentait la fusillade, et la merguez aussi ...
Après avoir vérifié la présence du barbecue électrique dans le coffre de la Chevrolet, nous nous mîmes en route afin d'accomplir notre mission.
Nous n'avons jamais vu le journaliste Kent sortir au même moment avec son chausson aux pommes entre les dents et ses pantoufles Donald Duck ...
Après 14 secondes de route, nous arrivâmes sur Ventre Street. Et en effet, y'avait du grabuge !!! On peut même dire en restant poli que c'était même un putain de sacré bordel, non de Dieu !
C'était un règlement de compte entre Samy Kado, le boss de la pègre de Chicago qui réglait ses comptes avec Mitch Hoko, patron d'une lignée de boucheries chevalines du même nom, et accessoirement boss de la pègre du quartier chinois de Chicago ... Bon sang que cette ville avait besoin d'un bon nettoyage !
Henry et moi allions nous y atteler ( boucherie chevaline - atteler, non ? ), mais c'était sans compter sur la malice de Denis ( le bras droit, ou plutôt le gauche, à moins que ce ne soit celui du milieu ...) qui se doutait bien que la police de Chicago allait rappliquer, il pourrait ainsi régler un vieux différent qu'il avait eu avec moi en 1978, alors que je l'avais battu aux billes dans une vieille ruelle sombre où les lampadaires l'avaient ébloui lors du dernier lancer ...
Il était caché derrière un chien quand nous arrivâmes en trombe au volant de la Chevrolet ( je sais que vous savez que nous savons que nous avions une Chevrolet, mais pub oblige ... Comment voulez vous faire vivre un blog sans sponsors ... ). Il attendit que je descendasses ( un moment donné, je vais avoir un problème avec tous ces temps du passé, j'suis flic moi, pas astrologue ! ) de la Chevrolet ( ok, c'est bon ...) pour attraper Henry par le pouce et lui faire avouer qu'il connaissait les réponses du Trivial Pursuit de Noel dernier, partie qu'il avait gagnée haut la main, sans que personne ne trouve rien à y redire ( à part peut être la grand mère, si elle n'avait pas été muette ...) ( et non, je ne suis pas sponsorisé par Parenthèses.com, je mets autant de parenthèses que je veux dans mes histoires, non mais !!! )
Tiens je vous le prouve !!! (((((((((((((((((((((((())))))))))))))))))))))))())()()()()(
Bref, revenons à nos chameaux.
Ce ne fut que 5 heures après son enlèvement que je m'aperçus de la disparition d'Henry du siège bébé où je l'avais installé avant de partir pour le Mexique ... La panique s'empara de moi. J'avais tué tout le gang de Samy, mais je n'avais pas pris soin de mon équipier, la peur s'empara de moi ... ( ah non, c'est pas possible, y'a déjà la panique qui s'est emparée de moi, y'a pas de place pour tout le monde ...).
Je décidai alors de partir à sa recherche en faisant mine d'appeler mon canari, pour ne pas éveiller les soupçons ...
" Henry ! Henry ! " criai-je . ( eh oui, mon canari s'appelle aussi Henry, c'est pour piéger l'ennemi ....)
Quand soudain ce fût le drame. un drôle de drame ... ( ok, je sors ...)
J'ai assisté, impuissant, voire même deux puissants, à cette scène horrible sans pouvoir esquisser le moindre geste...
Denis ( vous suivez toujours ? non, parce que j'en vois qui somnolent là bas au fond ... ) avait ligoté Henry comme un saucisson fumé à l'ail sur une chaise en formica ( ça se faisait encore beaucoup à l'époque ...) et lui avait coincé 6 kilos de spaghettis dans le gosier.
Ce salopard attendait que je pointe mon nez pour le pousser, si seulement j'avais pointé autre chose que mon nez, peut être l'aurais-je sauvé ...
Il le poussa devant mes yeux incrédules et remplis de larmes, je voyais mon ami mourir devant moi. Il n'est pas mort tout de suite, rappelez vous, j'ai mis plus de 6 heures à le retrouver, les spaghettis avaient donc cuit dans sa bouche. Mais Denis avait tout prévu. Lorsqu'Henry s'effondra, sa tête alla heurter une boite de Légo posée sur un baril de lessive au muguet. Ceci le tua sur le coup ...
Le temps de reprendre mes esprits, Denis s'était volatilisé.
C'est à ce moment très précis, où tu m'as dit je vais partir. Et puis, tu es parti, j'ai cherché le repos, j'ai tourné comme un robot. Mais aucune autre n'est venue, remonter ma vie ...
C'est ce jour où j'ai découvert mon but dans cette vie : retrouver ces salauds et leur faire payer la mort du seul ami qui comptait vraiment pour moi, car en plus d'être mon ami, il était mon comptable ...
Vous connaissez maintenant la genèse de l'histoire ...
A suivre ...
July 05 Anachronisme.Après vous avoir un peu parlé de moi, et avant de vous faire entrer vraiment dans mon monde, je vais vous parler un peu de ceux qui font ce que je suis et sans qui je ne serais rien, ceux qui comptent beaucoup pour moi, sans qui je n'en serais pas là aujourd'hui, ceux pour qui je pourrai me sacrifier, ceux qui ... Ok, ok, j'arrête... Je vais donc vous parler de ma famille, ceux sans qui je ........ Boing !!!
Qui m'a balancé cette casserole au visage ??? Qui ? Que je le châtie !!!
Bref, je retrouverai bien le ou la coupable ( je soupçonne déjà quelqu'un ... Hein Pompom ??? )
Bref, ne nous écartons pas du sujet du jour : mes proches, ceux sans qui ... Nooooooooooon !!! je plaisante !...
Tout d'abord ma femme : Kimberley.
Kimberley est une femme magnifique, nous nous sommes connus il y a 33 ans, alors que je rentrais à l'école de police de Chicago, mais bizarrement, Kimberley n'a que28 ans ... Je m'explique : il y a 33 ans, quand je suis arrivé à l'école de police de Seattle, ou Chicago, je ne sais plus, j'ai fait connaissance d'Henry Mc Kannagan avec qui je me suis lié d'amitié immédiatement. Il venait d'Irlande et moi du Sud des Etats Unis, on était presque du même coin ... A l'époque, j'avais 23 ans et lui 28, il m'a pris sous son aile ( c'est une image, n'allez pas croire que Henry est un oiseau ...) et m'a apris le métier, c'est aussi grâce à lui que je suis le flic respecté que je suis devenu ...
Mais nous nous éloignons du sujet, j'ai donc sympathisé avec Henry, je passais souvent chez lui après le service quand ce n'était pas lui qui le faisait. Nous étions amis, il avait une femme formidable, moi je volais de bras en bras avec des femmes pas toujours très respectables ...
5 ans après, il eut une fille avec Jean Pierre ( sa femme, oui, moi aussi ça m'a fait bizarre au début, mais on s'y fait vite ...), cette fille c'était Kimberley, un bébé magnifique... Il me désigna tout de suite comme le parrain attitré. Moi, parrain alors que mon but ultime était de faire partir la mafia de Chicago, c'était un comble ...
Puis arriva , l'accident, le drame, le carnage ...
Alors que nous étions en mission de routine, Henry et moi, nous sommes tombés dans une embuscade tendue par Samy Kado, un sous fifre de la mafia qui m'en voulait personnellement après que j'ai brûlé son caniche au lance-flammes lors d'une partie de golf ...
Je vous passe les détails de cette boucherie, et je ne sais toujours pas aujourd'hui comment j'ai pu m'en sortir vivant ( merde, je me suis tout de même retourné un ongle ...), mais ce que je sais, c'est qu'Henry y a laissé la vie. Il a aussi laissé un ami au bord du chemin, une femme formidable et une petite fille ...
Avant de mourir, il me fit promettre de veiller sur sa femme et sa fille et de prendre soin d'elles tant qu'il me sera possible de le faire, chose que je promis sur le champ, bien que nous soyions sur le trottoir, mais je ne pouvais pas lui promettre sur le trottoir, ça n'aurait pas été correct ...
Depuis ce jour, comme promis, je subviens aux besoins de sa famille jusqu'à 10 ans en arrière où Jean Pierre a mis fin à ces jours en se jettant de la deuxième marche de ses escaliers des spaghettis pas cuites dans la bouche. Elle fut tuée sur le coup, et aussi sur le coude et sur le genou.
Kimberley avait alors 18 ans.
Elle était déjà très belle. Je la considérais comme ma fille, elle me considérais comme son parrain. Je ne remarquais pas à l'époque tous ses petits clins d'oeil et tous ses petits soulevers de juppe, je croyais qu'elle transpirait beaucoup ...
Lorsqu'elle sortit de la fac à 23 ans après avoir redoublé 5 fois sa première année de droit ( bon Dieu ce que ça m'a coûté cher ...), elle trouva immédiatement de petits boulots dont elle n'a jamais voulu me parler, je ne les connais toujours pas à ce jour... Puis un soir un peu trop arrosé après le troisième titre d'affilé des Lakers, elle m'avoua son béghin pour moi et nous nous mariâmes 3 jours après. C'était le début d'une grande histoire d'amour.
C'était il y a 5 ans, depuis nous vivons le parfait amour, nous avons deux enfants : Brian 18 ans ( je ne comprends toujours pas comment je peux avoir un enfant de 18 ans avec Kimberley, alors que nous avons couché ensemble pour la première fois ensemble il y a 5 ans ... Mais Kim me dit de lui faire confiance, alors je lui fais confiance ...) et Kelly, une petite fille de 2 ans, belle comme un coeur de Lion ... Mais j'ai quand même un doute quant à ma paternité... (voir dans l'album photo : mes proches ...)
Voilà, maintenant que vous connaissez un peu mieux mon entourage, nous allons pouvoir commencer la narration de mes aventures à bases de cavalcades rocambolesques et autres aventures aventureuses et aventurières à tendance aventurantes ...
Soyez toutes et tous les bienvenus dans mon humble espace. Et merci de ne pas mettre de pop corn partout sous les sièges, c'est moi qui fait le ménage !...
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